SIDI-BEL-ABBES, PATRIE DE LA LEGION ETRANGERE
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le superbe album :

"LA LÉGION
A TRAVERS LES CARTES POSTALES
"
de Jacques GANDINI

Plan de SBA,
(1958, noms français)
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Si, en venant à Bel-Abbès, vous aviez oublié que la ville était la “Maison Mère” de la Légion Étrangère, le nombre des képis blancs rencontrés vous le rappelait vite. Les quartiers Vienot, Prudon et Yusuf occupaient un vaste espace sur l’ancienne route de Tlemcen et donnaient à cette partie de la ville un caractère particulier. La population militaire était logée dans les casernements, ou dans les villas construites à l’intention des officiers sur le pourtour de l’ancien champ de manoeuvre.
Plus d’un légionnaire s’installa en ville à la fin de son temps; âgés et célibataires,
ils se regroupaient à la maison de retraite de la Légion.
La Légion est toujours restée le grand amour des Bel-Abbésiens, puis son espoir et son ultime recours pendant les années noires de la fin... La Légion n’est plus à Bel-Abbès et les Pieds-Noirs non plus...

Elle avait déjà onze ans d’existence quand un de ses camps devint le berceau de la future ville de Sidi-Bel-Abbès. C’est en 1840, afin de jalonner la route vers le Sud, qu’on décida d’installer un terrain de bivouac non loin du marabout de Sidi-Bel-Abbès. En 1843, le général Bedeau prescrivit la construction d’un véritable poste qui prit le surnom de Biscuitville. Quatre ans plus tard, le gouvernement ayant décidé la création d’une ville, le capitaine Prudon présenta un plan : une enceinte fortifiée entourant un terrain de 42 hectares coupé de larges rues. La moitié serait réservée aux casernements, tandis que le reste serait loti pour les candidats à l’installation dans cette ville nouvelle. Jusqu’en 1856, ce furent les légionnaires qui assurèrent seuls la construction ainsi que la vie de Sidi-Bel-Abbès et des bourgs environnants.
Quand l’administration militaire remit aux civils la charge de la ville, celle-ci était déjà une cité presque achevée et prospère. Jusqu’à 1962, l’entente ne cessa de régner, resserrant les sentiments de confiance et d’amitié des habitants.
Le quartier Vienot de Sidi-Bel-Abbès, devenu la plaque tournante de la Légion, vit passer tous les légionnaires nouvellement engagés, ceux en instance d’affectation, et tous les libérables. Les légionnaires, non contents d’avoir fondé la ville, la firent vivre jusqu’au bout.



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de livres et documents sur l’Algérie de la période française
(1830-1962) proposent un vaste choix d’ouvrages, de cartes,
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nés après l’exode, de retrouver leurs racines.
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de l’Algérie française et les diverses nationalités qui ont contribué
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